Frise chronologique
XVe siècle
Origines possibles
Origines possibles
XVe siècle (≈ 1550)
Dispositions architecturales antérieures identifiées.
1730
Propriété de Julien Bernard
Propriété de Julien Bernard
1730 (≈ 1730)
Acquisition par le sieur de la Hautière.
27 septembre 1786
Vente à Amateur de la Planche
Vente à Amateur de la Planche
27 septembre 1786 (≈ 1786)
Réunification avec la maison contiguë.
28 octobre 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
28 octobre 1926 (≈ 1926)
Inscription partielle (façade et toiture).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade et toiture (cad. AD 50) : inscription par arrêté du 28 octobre 1926
Personnages clés
| Julien Bernard, sieur de la Hautière - Propriétaire au XVIIIe siècle |
Acquiert la maison vers 1730. |
| Jeanne Toussainte Bernard - Héritière et locataire |
Loue à M. de Trémigon avant 1786. |
| Monsieur de Trémigon - Locataire et marin |
Chef d'escadre honoraire, chevalier de Saint-Louis. |
| Amateur de la Planche de Kersula - Propriétaire en 1786 |
Réunit deux maisons en une propriété. |
| François-René de Chateaubriand - Écrivain et visiteur |
Y séjournait durant ses vacances. |
Origine et histoire
La maison du XVIe siècle, située 25 rue de l'Abbaye à Plancoët (Côtes-d'Armor), est un exemple typique d'architecture civile bretonne de la Renaissance. Son rez-de-chaussée et ses pignons sont construits en pierre, tandis que l'étage présente un pan de bois à encorbellement prononcé, supporté à l'origine par quatre jambes de force en bois sculptées de motifs renaissants. Seule l'une de ces jambes subsiste aujourd'hui. La sablière basse et les abouts de poutres sont également ornés de sculptures, témoignant d'un savoir-faire artisanal raffiné. Une particularité architecturale réside dans la pièce hexagonale du deuxième étage, accessible uniquement par le grenier, et dans la toiture équipée d'épis siffleurs en terre cuite, probablement issus des poteries de Lamballe.
Surnommée « Le Dôme » par les habitants en raison de sa toiture caractéristique, la maison est partiellement inscrite aux monuments historiques depuis le 28 octobre 1926 (façade et toiture). Selon les archives, certaines dispositions architecturales pourraient dater du XVe siècle, antérieures à sa construction principale. Dès 1730, elle appartient à Julien Bernard, sieur de la Hautière, et à son épouse Marie Le Dresdet. Leur fille, Jeanne Toussainte Bernard, la loue ensuite à Monsieur de Trémigon, chef d'escadre honoraire et chevalier de Saint-Louis, avant de la vendre en 1786 à Amateur de la Planche de Kersula. Ce dernier réunit la maison à une propriété contiguë, restaurant ainsi un ensemble probablement divisé auparavant.
La maison est également liée à l'histoire littéraire française : le jeune François-René de Chateaubriand y séjournait durant ses vacances. À quelques mètres de là, la « Maison Notre-Dame », où il rendait aussi visite à sa grand-mère, porte une plaque commémorative avec une citation de l'écrivain : « Si j'ai vu le bonheur sur la Terre ; c'étoit certainement dans cette maison ». Ces deux bâtiments, distants de quelques dizaines de mètres dans la Grande Rue, illustrent le patrimoine historique et culturel de Plancoët, marqué par l'aristocratie locale et les figures intellectuelles de la Bretagne du XVIIIe siècle.